Mardi 8 juillet 2008

Collectif Colombala



Objet :

Promouvoir les activités du collectif «  Colombala » dans les domaines de la musique, de la danse, du théâtre et des arts du spectacle vivant.

Siège social à Bassoues (32320)


Artiste Artisan (opposé = artistoïde)

Artisan (Larrousse-1988)= Travailleur qui exerce à son compte un métier manuel, souvent à caractère traditionnel, seul ou avec l’aide de quelques personnes (compagnons, apprentis, etc.)

Etre l’artisan de. = Etre l’auteur de.


Un album représente deux à trois ans de travail entre la création de la musique, des textes, la mise en forme, les arrangements (à l’amiable !) la prise de son en studio de l’ensemble des instruments et des voix, le mixage, le mastering, la création graphique pour la pochette, le pressage et la promo.

Etre l’artisan d’une chanson c’est environ 3 à 4 minutes d’émotion au même titre qu’un œuf en chocolat d’un artisan pâtissier.

Démystifier une chanson reviendrait à la rendre à son plus simple appareil : ce ne sont que quelques notes majeures ou mineures de la gamme savamment mélangées au service d’un texte tout comme le subtil dosage de la recette du chocolat.

Le texte d’une chanson raconte une histoire, décrit des sensations ou des situations, le chocolat fait de même, il vous transporte et vous transforme. A sa façon, le chocolat vous raconte lui aussi des histoires.


L’artiste-artisan pratique et diffuse son art localement. Malgré son ambition de prospérité où il peut être amené à s’expatrier, pour lui le mot « réussite » n’a de valeur que par l’effet qu’il procure aux gens et la diffusion positive du bouche à oreille.


Un jour nous deviendrons des super stars du chocolat !!!



Au sein du Collectif Colombala , nous sommes persuadé que la crise annoncée du commerce de la musique ne concerne que les multinationales. Nous parions sur la diffusion de nos œuvres par le bouche à oreilles et pour se faire nous mettons en place un système de vente de proximité.

Sans les grosses maisons de disques, l’artiste-artisan peut proposer son travail directement au public sans intermédiaires, et par ce biais le Collectif Colombala revendique une rétribution équitable pour les artistes.

Par un système de présentoir en bois, un album est proposé dans les commerces de proximité. Une affiche en vitrine signale que le commerçant soutien cet artiste.


En complément, pourquoi ne pas investir des marchés fermiers, des foires ou des salons pour installer un stand de vente de cd avec des « show-case » ! (petits concerts acoustiques)

Pourquoi ne pas jouer également chez le boucher ou dans la salle d’attente d’un dentiste ?

Par éthique et par affinités, l’accueil des commercants est positif, voir militant : Soutenir un artiste c’est être solidaire et le cautionner dans son engagement.


Des à présent, pour lancer ce projet le Collectif Colombala soutient 

le deuxième album de Philippe Bonaldi « La Vraie Vie des Pissenlits » 16 titres auto-produit dans le Gers . Un univers musical atypique dans la chanson française avec la participation de Francis Cabrel, Bernard Paganotti, Steve Shehan…


Viendra par la suite le premier album longuement mijoté d’Abdelak « Ad libitum » qui métisse les musiques du Maghreb, d’Afrique de l’ouest et d’Occident.

Puis l’album de Régine Gesta avec le trio vocal Tribal Voix

 

Par Bonaldi - Publié dans : musique
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Vendredi 27 juin 2008
1     L’écriture 

Ecrire est une façon grammaticale de poser des mots les uns après les autres de telle manière que son rendu donne l’impression orthographique de traduire les pensées qui dans la tête veulent s’échapper.

Les mots ont de pleins et des déliés, le stylo s’écrase sur le papier pour traduire les pleins et les déliés de la tête.

Quand on ne pense pas, c’est la feuille blanche, le stylo se repose.

Quand on pense trop, c’est « N’importe Nawak » et la plume s’emballe.

Le juste milieu consiste à rester concentré sur son intelligence. Donner un sens à ses pensées et les transcrire en alphabet du pays d’où on est originaire.

Les Chinois, par exemple, écrivent de haut en bas, les Arabes de droite à gauche et les Yougoslaves eux, n’écrivent plus du tout parce que la Yougoslavie n’existe plus.

Maintenant ils écrivent serbe ou croate.

Nous, par chance, en France on continue d’écrire français, ce qui permet à ceux qui sont dans ce pays de lire correctement la traduction des pensées des autres français.

Qui de nous n’a jamais été transporté par les problèmes dramaturgiques et les angoisses sous-jacentes de « Oui-Oui et la voiture jaune ».

Quand on est fatigué, il existe pour se reposer : les paragraphes.

Les mots s’arrêtent et laissent le temps nécessaire à celui qui lit de reprendre son souffle d’intelligence et de recadrer sa compréhension.

Par chance il y a souvent pleins de paragraphes, surtout dans les écritures des gens intelligents.

Il y a même des chapitres, mais là, il s’agit de livres beaucoup plus compliqués.

Dans « Oui-Oui et la voiture jaune » les mots sont gros ce qui accentue l’intelligence de celui qui l’a écrit. Le lecteur, lui aussi, se sent gonflé d’assurance.

 

Des fois les mots sont remplacés par des images.

Les images ne s’écrivent pas avec les lettres de l’alphabet. Ce sont plutôt des lignes et aussi des couleurs.

(2)  Malgré qu’il soit là difficile de vous l’expliquer en détail, Ecrire un dessin c’est facile :

Vous faites un rond petit, un rond grand, deux bâtons horizontaux et deux bâtons verticaux et vous obtenez, comme par magie, un bonhomme.

Un bonhomme dessin.

Pas un bonhomme écrit.

Sauf omission que le grand rond puisse devenir un zéro.

Quoique zéro c’est pas une lettre, c’est un chiffre.

 

Les chiffres, pour comprendre, ce sont les lettres en bas des pages qui indiquent à combien d’intelligence on en est.

Plus le chiffre est grand, plus on a lu de lettres et plus on est intelligent.

Au numéro 12 de « Oui oui et la voiture jaune » on est pas encore tout à fait intelligent.

On est intelligent vraiment vers les pages  22/23,

 quand y’a marqué : Fin.

 Mais là on parle des écrits des gens qui ont fait un travail sur eux même pour empiler pleins de mots et faire un livre.

Mais quand c’est nous qui écrivons, c’est pas pareil.

 

Nous on a la chance d’avoir différentes tailles de papier à écrire, ce qui nous laisse la liberté de ne pas trop dévoiler notre intelligence.

Les tailles de feuilles de papier varient du post-it aux posters suivant ce que l’on veut écrire.

Ceux qui écrivent les livres, ils sont tributaires des pages et des numéros en bas des pages.

En plus, ils écrivent avec des machines à écrire, ce qui n’est pas normal car notre tête n’est pas une machine. Sinon on serait des robots.

 

En fait, le moins fatigant c’est de regarder les images, sans les sous titres.

 

Je résume : il y a les livres qui sont donc des mots sur des papiers à numéro. Les livres ont des paragraphes, des chapitres et des fins.

Oui oui, par exemple, est un livre avec des images.

C’est un livre où il faut être le plus concentré possible pour assimiler en même temps les mots et les dessins,   même s’ils sont gros.

 

Les mots ne commencent pas toujours avec la même lettre, sauf dans l’annuaire du téléphone.

Mais l’annuaire c’est pas un livre car il n’y a pas de paragraphes ni de fins.
Par contre, c’est quelque fois relaxant de lire une page entière qui commence par la même lettre.

 

 

(3)     Je vous conseille le P.

Car, dès fois, on trouve des mots rigolos comme  Pezini (Lucien) ou Peroval (Robert) … mais ça fait pas rire tout le monde.

Ca dépend du degré d’intelligence du lecteur.

Il y a aussi que je vous conseille, un livre avec beaucoup d’images et pas de chiffre et très peu de mots : c’est La Redoute.

En plus il est gratuit.

En page 21, il y a des images de slips de garçons, et on rit beaucoup.

Des fois, quand je suis en forme, je me lis des histoires pour m’endormir.

Mais le problème c’est que, quand je m’endors je n’arrive pas à lire parce que je dors.

Alors je compte les moutons.

C’est des chiffres avec des images en coton.

Il n’existe pas de chiffres en coton de toute manière.

De toute manière, les chiffres c’est con !

Quand tu reçois une lettre : c’est bien.

Quand tu reçois des chiffres : c’est con !

 

La banque, par exemple, ils ne savent pas écrire, ils n’ont jamais lu  «oui oui » ni  « La Redoute ».

Par exemple, si je vous écris : « Il était une fois, 25, 32, 55, un petit garçon… »    Et bien on comprend pas.

 

Il y a des gens qui lisent au restaurant. Ils font tous pareil.

Ils lisent. A la fin du livre, ils mangent. Après ils payent.

A la bibliothèque c’est mieux : c’est gratuit mais on a pas le droit de manger. En plus, il ne faut pas lire des livres drôles parce qu’on a pas le droit de rire.

 

« Ecrire, c’est mentir » disait quelqu’un de très connu.

Ca veut dire que tous les écrivains sont des menteurs.

Quand on lit des mensonges on est complice.

Les gros menteurs ils ont beaucoup de livres comme Bernard Pivot. Ils pourraient se faire arrêter pour participation de complicité sur mensonges aggravés.

Mon grand-père il dit : « L’instruction elle se voit à la taille de la bibliothèque. »

 

 

Dès fois il faut faire le ménage et mettre de l’ordre dans tous ces mots.

On range tout dans un dictionnaire. Un dictionnaire c’est l’usine à intelligence, il y a un grand dépôt où sont rangés tous les mots.

 

(4)

 

  Les écrivains qui ont la carte de fidélité de l’usine viennent chercher des mots pour faire leurs livres.

 

Le mot   LE   ou    LA   sont très demandés.

Anticonstitutionnellement c’est le mot le plus long. Il n’est pas très intéressant. Personne n’en veut.

 

Les gens n’aiment pas les grands mots, ils préfèrent les gros mots.

Les gros mots, ce ne sont pas des mots obèses, ils ont la même taille que les autres mots mais ils servent à sourire ou se mettre en colère. Ce sont des mots spéciaux pour les enfants et pour les embouteillages.

Ce sont des mots interdits.

Dans le dictionnaire il y a des gros mots qui ont suivi un régime. Ils ont maigri pour rentrer dans l’usine.

Par exemple : « oui oui et la voiture caca d’oie »… fait rire mon frère Gus.

Pour la colère des embouteillages il y a : « Tu vas bouger tes fesses, patate ! »

Caca d’oie et fesses sont dans l’usine à mots intelligents.

Patate aussi.

Par Bonaldi - Publié dans : nouvelles
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Samedi 7 juin 2008
Chers blogueurs et blogueuses,

Voici que je découvre maintenant le blog. Cela tombe bien car j'ai tellement de choses à vous dire.
En musique : pour la sortie d'un 2ème album "La vraie vie des pissenlits"
En mots: "Oui Oui de Maupassant"... des petites nouvelles d'un jeune garçon, sa vision extrêmement naîve et tendre de ce qui l'entoure.
Donc à Plus.

Philippe


Par Bonaldi - Publié dans : musique
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